***

Site mis à jour le

ENCOURAGEMENTS A ISRAËL, CENTRE ETERNEL DE L'ATTENTION DU MONDE

Sujet d'actualité

Retour accueil

solidarite

JOURNEE DE SOLIDARITE AVEC LES EXPULSES DU GOUSH KATIF
Claire Dana Picard
mercredi 25 juillet 2007

 

Cela fait exactement deux ans que les localités du Goush Katif et du Nord de la Samarie ont été démantelées et détruites. La situation d’un grand nombre d’expulsés est encore précaire et les agriculteurs ont manifesté leur colère cette semaine devant les bureaux du Premier ministre où leurs épouses ont observé une grève de la faim pendant plusieurs jours. La plupart d’entre eux n’ont pas été dédommagés suffisamment et ne peuvent pas reprendre dignement leurs activités.

La question que se posent beaucoup de sympathisants, impuissants face à la détresse des expulsés, est la suivante : que faire pour soulager leur peine ? Certains ont trouvé partiellement la réponse en organisant, pour ce triste anniversaire, une journée de solidarité qui aura lieu sur le site des maisons préfabriqués, pompeusement appelées à tort Caravillas, de Nitsan, dans le sud du pays où un certain nombre d'expulsés ont été relogés.

Cette manifestation de soutien est prévue demain après-midi, jeudi, 11 Av, 26 juillet, en présence de plusieurs chanteurs : Ariel Zilber, Aaron Razel, Oudi Davidi, Mendi Jeroufi, Ishaï Lapidot, Sinaï Tor et Shalom Plesser qui s’est distingué par ses chansons engagées. Des activités récréatives en grand nombre sont prévues pour les enfants dès 17h30. Le spectacle débutera quant à lui à 19h30.

Les membres du Comité mondial pour le salut du peuple et de la terre d’Israël, initiateurs avec d'autres organismes de cette manifestation, ont indiqué que cette journée était organisée "pour dénoncer l’indifférence du gouvernement face aux milliers d’expulsés, de véritables héros, qui ont risqué leur vie pour sanctifier le nom de D. et la terre". Ils ont ajouté que leur situation était intolérable.

Lors du spectacle prévu sur le site, un nouveau film sera projeté, traitant des problèmes des réfugiés. Le chanteur Ariel Zilber, engagé dans la lutte contre l’expulsion depuis plusieurs années, a composé une nouvelle chanson de circonstance pour cet anniversaire. Il l’interprétera pour la première fois devant l’assistance.

Cette manifestation est organisée par le comité des localités du Goush Katif, le comité mondial pour le salut du peuple et de la terre d’Israël, la maison de Habad de la bande de Gaza dirigée par le Rav Yigal Kirschenzaft, le centre culturel du Goush Katif et le conseil régional de Hof Ashkelon. L’entrée est gratuite.

Autre initiative qui sera mise en œuvre prochainement : le comité mondial pour le salut du peuple et de la terre d’Israël a indiqué qu’il lancerait une nouvelle campagne publicitaire où des soldats diront : "Pardon, nous nous sommes trompés" et promettront de ne plus recommencer. Ces slogans apparaîtront sur les autobus et sur des affiches géantes.

Source Arouts Sheva

Retour accueil --- Retour haut de page

article 1

Chers amis,

Ce texte de Yair Lapid est une réponse au boycott honteux des universités israéliennes par les universités anglaises. Et c'est en train de faire tache d'huile dans d'autres secteurs de la société en Angleterre.

Lapid est de gauche. Qu'on soit d'accord ou pas avec sa vision politique, il remet les pendules à l'heure en ce qui concerne la critique radicale d'Israël et du sionisme.

Après des dizaines d'années d'intoxication médiatique (et des siècles d'antisémitisme mal digéré), il n'est pas facile de convaincre l'Europe qu'Israël n'est pas le bourreau et que les Arabes palestiniens ne sont pas des saints.

Mais il faut essayer.

Chaque petite action pour éclairer le monde sur la situation ici peut influencer. Et même si c'est pour convaincre un ami ou deux, ça vaut le coup. Il ne faut pas baisser les bras comme le font certains et se plaindre : "de toute façon ils ne nous aiment pas".

Ce qui a convaincu le président américain Truman, malgré ses réticences, de voter en faveur de la création d'un État Juif, c'est l'intervention de son vieil ami juif qui lui-même avait été encouragé et convaincu par d'autres.

J'ai traduit ce texte en espérant que vous aiderez à le diffuser autour de vous.

Merci et à bientôt

Lettre réponse à un professeur d'université anglais.

Yair Lapid – 8 Juin 2007 Yediyot Haaharonot

(Traduction de Michael Grynszpan)

J'ai lu avec beaucoup d'attention la décision de l'UCU, l'association des universitaires anglais, qui appelle au boycott universitaire d'Israël.

J'ai découvert avec joie que l'association n'avait pas encore décidé définitivement de quelle façon précise elle allait nous boycotter.

Ces grands seigneurs réfléchissent encore à ce sujet ; des volutes bleuâtres s'échappant de leurs pipes, leurs fronts plissés s'appuyant sur une main qui prolonge un bras enfilé dans une veste "Harris Tweed" à carreaux ornée au coude d'un morceau de cuir râpé.

"Peut-être, se disent-ils, allons-nous les boycotter maintenant ou peut-être, allons-nous attendre un peu. Il n'est pas la peine de se précipiter : ces enfants insolents quelque part au Moyen-Orient ne vont de toutes façons pas cesser de s'entretuer du jour au lendemain. En attendant, nous allons boire encore une pinte de bière et consulter l'exemplaire du dix-huitième siècle de "Simplisystum" que nous avons trouvé dans la bibliothèque."

Nous, les israéliens, savons qu'il y a une dimension comique dans cette décision. Nos institutions universitaires ont toujours été des foyers de la gauche radicale, qui s'oppose corps et âme à l'occupation. On savait déjà que les Anglais ne comprenaient pas vraiment  ce qui se passait ici, mais dans le cas présent, c'est le genre d'ignorance qui provoque ce même ricanement méchant chez les élèves lorsqu'ils surprennent leur professeur à faire une erreur.

Et peut-être est-ce moi qui me trompe ? Et peut-être que je me moque ici avec légèreté de personnes concernées par ce qui se passe, de personnes qui tentent sincèrement d'améliorer le monde ?

On sait bien qu'en face de tout groupe humain qui veut atteindre un but noble, viendront toujours des individus cyniques comme moi pour affirmer qu'ils ne comprennent pas le monde réel. Aux opposants à l'Apartheid on a expliqué que la lutte contre le communisme mondial était bien plus importante. Les écolos se sont faits traiter d'"embrasseurs d'arbres". Tony Blair s'est fait expliquer encore et encore que le conflit en Irlande du nord ne finira jamais. Alors peut-être qu'au lieu de pousser des cris, d'être en colère, de se vexer et de décider que cette année on ne voyagera plus pour aller au théâtre à West-End, peut-être vaudrait-il mieux essayer d'aider cette assemblée de respectables professeurs dans leur processus de réflexion ?

Peut-être est-ce prétentieux de ma part, mais je crois avoir une petite considération à ajouter au débat : je n'ai pas envie de mourir.

Il est vrai que l'action humanitaire consisterait à retirer les barrages, arrêter immédiatement l'occupation, permettre la libre circulation des Palestiniens dans les territoires, démolir ce maudit mur inhumain, leur promettre tous les doits élémentaires qui reviennent à tout être humain. Sauf que je vais devoir payer tout cela de ma vie.

J'avoue que c'est un peu mesquin de ma part de m'obstiner sur ce point. Après tout, quelle importance a ma petite vie comparée aux chances de paix, de justice, d'égalité des droits... Mais malgré tout – appelez cela faiblesse ou indifférence – je n'ai pas envie de mourir.

Et qu'il n'y ait pas de doute : si nous faisions ce qu'attendent de nous les respectables professeurs anglais, ce serait ma mort. Elle ne serait peut-être pas immédiate, mais même cette attente de la mort ne serait pas un grand plaisir.

Parce que pendant ces trois ou quatre mois qui passeront avant que je meure (et ne vous inquiétez pas ça ne prendra pas plus longtemps), je me demanderai à chaque instant comment on va me tuer exactement, si c'est une roquette Katioucha qui va tomber sur ma maison et si je mourrai enterré sous les décombres ?

Est-ce un terroriste-suicide qui explosera dans le centre commercial au moment où j'achèterai de nouvelles chaussures pour ma petite fille ? Quelqu'un courra-t-il vers moi avec une hache dans la rue Allenby pour me trancher la tête ? Ou peut-être qu'un tireur d'élite me descendra lorsque j'irai chercher mon fils à l'école ? Si on me permet de choisir je préfère cette dernière possibilité. Elle me semble être la moins douloureuse. Au pire ma femme ira chercher l'enfant avec du retard et lui expliquera que Papa est mort. A mon grand regret je n'ai pas le droit de faire des choix en ce qui concerne ma mort et la curiosité – si vous me permettez ce jeu de mot – me tue.

Contrairement à moi et à ma ridicule obstination à vouloir vivre, les universitaires – et je parle bien sûr de ces universitaires qui circulent dans les couloirs silencieux d'une respectable université anglaise – sont capables d'avoir une vision plus large. Dans leur vision historique ma mort n'est qu'un détail marginal comparé au grand projet d'en finir avec ce qu'ils appellent "l'apartheid israélien". Leur emploi de ce mot "apartheid" m'a rendu plutôt inquiet. Se peut-il que même des professeurs d'université se gourent dans leur conférence ? Apartheid ? Où sont-ils allés chercher une telle bêtise ? Apartheid ?

La répression causée par l'occupation (et oui, l'occupation cause de la répression) n'a pas pour but de transformer les Palestiniens en esclaves. Nous n'avons jamais tenté de les envoyer chercher des diamants dans nos mines ni de cueillir du coton dans nos plantations ni de les forcer à utiliser uniquement des toilettes publiques où serait écrit "réservé aux arabes". La séparation entre les Palestiniens et les Israéliens n'est pas liée à la race ni à la religion ni à la couleur de la peau. De fait, Israël est un des rares pays dans le monde à avoir interdit à des politiciens racistes d'être élus à son parlement. Presque vingt pour cent des citoyens israéliens sont arabes – ils peuvent témoigner que personne n'a jamais osé leur demander d'aller s'asseoir au fond de l'autobus.

La seule chose qui nous intéresse c'est que cet autobus n'explose pas parce que c'est dans cet autobus que ma fille voyage parfois pour aller à ses cours de gymnastique. Promettez-nous cela et vous verrez comment les barrages disparaîtront et comment le mur s'effondrera. Promettez-nous cela et les enfants palestiniens pourront eux aussi vivre en toute sécurité. Promettez-nous cela et vous verrez l'État d'Israël se mobiliser pour aider les Palestiniens à créer leur État, sauver leur économie et pour les aider à gagner une guerre bien plus importante : la guerre contre la pauvreté, l'ignorance et contre le fondamentalisme islamiste messianique. C'est la seule chose que je leur demande. Pas d'argent, pas de service, même pas leur amitié. Qu'ils reconnaissent simplement le fait énervant que je n'ai pas envie mourir.

Je connais l'argument selon lequel l'occupation est la cause de toute cette terrible violence. Mais c'est un argument – bon, comment dire cela ? – c'est un argument académique. Car en fait le terrorisme arabe a commencé bien avant que nous n'occupions la moindre parcelle de terre. De plus, les grandes vagues de terrorisme palestinien sont arrivées précisément lorsque la paix semblait approcher. Il en fut ainsi pour la vague d'attentats dans les autobus lors de "Mars noir" en 1996, qui détruisit les chances de mettre en application les accords d'Oslo. Il en fut ainsi pour l'éclatement des violences de la deuxième Intifada qui débuta juste après qu'Ehud Barak ait proposé de donner quasiment tous les territoires occupés y compris une partie de Jérusalem. Il en est ainsi pour l'actuelle vague de roquettes Kassam sur Sdérot qui intervient juste après le retrait israélien de la bande de Gaza.

Je crois encore en la paix. Ils ne m'intéressent pas ces territoires occupés avec tout ce qu'ils comportent de crainte et de cruauté. Je crois en la paix comme j'y ai cru toute ma vie. Et je sais que la paix aura un prix qu'il faudra payer. Tout ce que je demande en attendant, c'est l'opportunité légitime d'être encore vivant lorsqu'elle arrivera.

Retour accueil --- Retour haut de page

article 2

REFLEXIONS SUR L’ABANDON PAR LE PREMIER MINISTRE OLMERT DU GOLAN AU PROFIT DE LA SYRIE

 

Par Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH

Bertrand.ramas-muhlbach@wanadoo

13 juin 2007

Selon le Yediot Aharonot du vendredi 8 juin 2007, le Premier Ministre Ehoud Olmert serait prêt à offrir le plateau du Golan à la Syrie, en échange de la paix.

L’information a naturellement déclenché un concert de protestations des députés de la droite israélienne tel le Député Guideon Saar (Likoud) qui a appelé les partis Israël Beitenou et Shass à quitter la coalition, ou les Députés Zevouloum et Effi Eitam (PNR) qui estiment que la démarche est dictée par un intérêt politique personnel, voire encore le Député Israël Katz (Likoud) qui considère que le Premier Ministre devient une charge stratégique pour l’Etat. Pour sa part, le Député arabe Ahmed Tibi a encouragé Monsieur Olmert à poursuivre sur cette voie en appelant à un retrait total du Golan.

En réalité, la loi israélienne ne confère pas au Premier Ministre le droit de remettre en cause l’intégrité territoriale de l’Etat. Aussi, la mise en place d’un référendum tel que préconisé par Feu le Premier Ministre Yitzhak RABIN, restituerait au peuple d’Israël le choix d’une configuration nouvelle de l’Etat (1°). En tout état de cause, aucun fondement juridique, éthique ou philosophique ni même une (très improbable) perspective de paix, ne justifie un tel cadeau à la Syrie (2°).

1° l’opportunité d’un référendum concernant l’abandon de souveraineté sur le Golan

Depuis sa naissance, Israël a toujours contrôlé tout ou partie du plateau du Golan : lors de l’armistice de 1949, l’armée syrienne s’est retirée au-delà de la frontière et le secteur, déclaré zone démilitarisée, a été partagé entre Israël qui prenait le contrôle de la partie centrale alors que les Syriens prenaient possession de El Hamma sur la rive Nord est de Tibériade. Par la suite, le Golan a été entièrement occupé par Israël le 4 juin 1967 (Guerre des six jours), puis annexé le 14 décembre 1981.

Désormais, le Golan fait partie intégrante du territoire israélien et ce, en dépit d’une absence de reconnaissance internationale et de condamnations répétées de la communauté internationale (résolutions n° 242, résolution n°338 du 22 octobre 1973, résolution 497 du 17 décembre 1981, résolution 497, résolution 1998/2 de la Commission des Droits de l’Homme...)

Le problème se pose donc de savoir si l’Etat hébreu doit sacrifier sa sécurité et s’amputer d’une région dont l’importance est stratégique et économique, alors même que la population non juive locale (quelques milliers d’âmes) n’a aucune origine historique commune avec la population syrienne. En effet, les druzes en tant que secte chiite, sont considérés par les sunnites syriens comme des égarés qui rejettent la charia et les obligations rituelles qui en découlent.

Dès lors, en cas de décision portant abandon de souveraineté du Golan, sûrement conviendrait-il d’associer la population israélienne par la voie du référendum, conformément à la position défendue à la Knesset par le Premier Ministre Yitzhak Rabin en 1994.

Avant de disparaître tragiquement, Yitshaq Rabin avait suggéré la mise en place d’un référendum sur un éventuel retrait du Golan pour associer le peuple d’Israël « aux choix douloureux, susceptibles de conduire à la paix ».

Aussi, et pour ce qu’il en est des modalités, Rabin avait suggéré de finaliser préalablement le projet afin de pouvoir le présenter au peuple et dire : « Regardez, c’est ce que nous avons réalisé, et c'est le prix à payer. L'accomplissement est la paix avec la sécurité et des aménagements pour la sécurité. Vous devez choisir entre le maintien de la situation existante ou indiquer si vous êtes prêt pour la paix, avec le prix qu'elle nécessite » (Rabin, débats à la Knesset du 17 janvier 1994).

Le projet n’ayant jamais été finalisé, le référendum n’a pu être soumis au peuple d’Israël. Néanmoins, si la question venait à être reposée, c’est au peuple d’Israël qu’elle devrait l’être pour lui permettre de décider des contours nouveaux de l’Etat sans que la modification ne puisse être imputée à une décision politique partisane et controversée.

Dans cette occurrence, peut-être conviendrait-il de faire participer les juifs de diaspora à ce référendum (de façon purement consultative) pour deux raisons principales :

- tout d’abord, en leur qualité de membre du peuple juif, il conviendrait de les associer au devenir de l’Etat hébreu.

- par ailleurs, pour ceux des candidats à l’Alya qui envisageraient une installation dans le Golan, il est important de mesurer les risques d’un passage sous souveraineté syrienne ou des possibles désagréments occasionnés par un déplacement forcé, comme ce fut le cas des populations juives du Gouch Katif au cours de l’été 2005.

2° l’absence de fondement au retrait

En tout état de cause, rien ne justifie un tel abandon de souveraineté.

La Syrie semble conditionner la paix avec Israël à une restitution du Golan, alors qu’en réalité le Golan n’est qu’un prétexte pour justifier l’attitude belliqueuse du pouvoir syrien et l’Etat de belligérance, sans relation avec l’annexion du plateau du Golan.

Pour les pays arabes (dont la Syrie), c’est le principe même de la création de l’Etat d’Israël qui pose problème et non son implantation sur telle ou telle partie du territoire.

Aussi, un abandon de souveraineté sur la région serait parfaitement contreproductif car non seulement la paix ne serait pas signée mais en outre, l’Etat d’Israël serait encore délégitimé sur la scène internationale : si le Golan est restitué, c’est que son annexion est illégitime. Or si tel est le cas, on peut considérer que l’annexion de Jérusalem l’est également tout comme la création de l’Etat hébreu lui-même.

Le chef de l'opposition syrienne Farid Ghadry en tournée avec le député Youval Steinitz (Likoud) sur le plateau du Golan ne s’y est pas trompé et a appelé Israël à ne pas entamer de négociations de paix avec Damas.

En tout état de cause, l’Etat hébreu ne doit pas tomber dans le piège d’une remise en cause des étapes du processus historique sauf à se perdre dans des conjectures tout aussi stériles qu’absurdes.

En effet, au lieu de restituer le Golan à la Syrie, pourquoi ne pas restituer la Syrie à la France qui était la puissance mandataire instituée par la société des nations le 25 avril 1920. Dans ce cas, les négociations sur le Golan se poursuivraient avec le Président Nicolas Sarkozy.

De la même manière, pourquoi ne pas imaginer une restitution du Moyen Orient à la Turquie puisque la région faisait partie de l’Empire Ottoman avant la Première guerre mondiale. Dans cette hypothèse, et compte tenu du souhait exprimé par la Turquie d’entrer dans l’Union européenne, les négociations sur le Golan pourraient se poursuivre avec le Président de l’Union européenne et le président Turque Ahmet Necdet Sezer.

Inversement, et plus symboliquement, pourquoi en marge du retrait du Golan, le Premier Ministre Olmert n’irait pas jusqu’au bout de son raisonnement en préconisant une reconstitution de la Syrie historique Bilad al-Cham qui comprenait la Syrie actuelle, le Liban, la Jordanie, la Palestine historique c'est-à-dire Israël et les territoires palestiniens :  il suffirait, pour se faire, de renoncer à la souveraineté juive sur l’Etat d’Israël et de faire allégeance à la Syrie...

Ne nous y trompons pas : il n’y a d’autre solution que de figer les situations contemporaines en conservant le Golan à l’intérieur des frontières de l’Etat juif.

De même, lorsqu’un Premier Ministre est confronté à des problèmes personnels, il conviendrait de ne pas détourner l’attention du public en délégitimant l’Etat d’Israël.

Note de www.nuitdorient.com

L'ouverture de paix syrienne n'a d'autre but que de desserrer l'étau américain. Elle implique la restitution du plateau du Golan par Israël à la Syrie. Or ce plateau a été conquis suite à une offensive syrienne contre Israël en 1973. En dehors de son intérêt stratégique sur le plan militaire et sur le plan de l'approvisionnement en eau, ce plateau a appartenu à la Syrie moins longtemps qu'il n'a appartenu à Israël, depuis son annexion. Territoire très peu dense, il est peuplé aujourd'hui de presqu'autant de Juifs que de Druzes. Or les Druzes étaient prêts à faire allégeance à Israël, si cet état était ferme et clair dans ses intentions.

Retour accueil --- Retour haut de page